On s'y attendait, la série de Joss Whedon sera déprogrammée à partir du 30 octobre, l'inédit de ce vendredi sera donc le dernier avant le 4 décembre, date de retour de Dollhouse sur la FOX. De plus, à partir de cette date, deux épisodes seront diffusé entre 20h et 22h jusqu'au 18 décembre.
Pour ce qui doutait encore de l’étendue du massacre, Belle chose va enfin certifier la tentative de sabordage que subit Dollhouse. Voici le meilleur exemple à suivre pour sacrifier une production qu’on ne désire plus. A ce stade, on peut aisément délaisser le terme de poupées pour celui de guignols tellement le dernier épisode s’enfonce dans une affligeante puérilité que même un fan endurcit ne pourrait renier.
Le pitch, une fois n’est pas coutume, est bien introduit au travers d’un prologue maladroit mais efficace tant il essaie d’instaurer le doute tout en modelant une métaphore maligne de l’entreprise loueuse d’humains programmés pour assouvir les désirs les plus enfouis.
En empruntant l’arc scénaristique du thriller The Cell, le récit prend une tournure intéressante et répand des interrogations sur les intentions de la dollhouse face à celle du tueur en série. Quelques touches d’humour bien senties, la présence de Michael Hogan (Battlestar Galactica) sans son bandeau fait plaisir à voir ainsi que la mise en second plan d’Echo dans une mission délicate.
Mais, passée la seconde moitié, le récit éclate et s’alourdit d’un humour grotesque enrayant tout l’intérêt de l’intrigue. La grosse farce finit par s’estomper lors de la clôture de l’épisode, mais à ce stade, difficile de donner bonne impression sur si peu de temps.
Il nous est pourtant difficile de ne pas s’attacher à la nymphe Dushku dans sa tentative vaine de donner du corps à un personnage unique et original. On doute bien que son statut de productrice ne doit pas être sa seule motivation, mais on sent vraiment qu’elle y croit, alors que le spectateur reste lui, dubitatif.
On savait depuis Firefly que Whedon est un acharné, mais pour le coup, on se demande vraiment pourquoi.